deux séismes enregistrés à proximité d’Antananarivo.
Deux séismes successifs ont secoué la région d’Antananarivo ces dernières heures, rappelant aux habitants de la capitale que Madagascar n’échappe pas totalement aux mouvements telluriques. Si aucun dégât n’est à déplorer, ces événements interrogent sur l’activité sismique croissante dans la région d’Analamanga.
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Des secousses qui font trembler la capitale
Le premier séisme, d’une magnitude de 3,7, s’est produit jeudi 7 août vers 13h30, suivi d’un second tremblement de terre de magnitude 2,8 dans la nuit de jeudi à vendredi vers 2h45. L’Institut et Observatoire de Géophysique d’Antananarivo (IOGA) a rapidement confirmé ces événements sismiques.
Les épicentres de ces deux tremblements de terre se situent dans le district d’Analamanga, proche de la capitale. Particulièrement préoccupant : ces séismes sont très superficiels, localisés à seulement 3-4 km de profondeur pour le premier et 1 km pour le second, ce qui explique leur ressenti marqué par la population.
Les quartiers les plus touchés
De fortes secousses ont été ressenties dans plusieurs quartiers de la capitale, semant la panique parmi les habitants. La zone des “67 hectares” a particulièrement été affectée, où les vibrations ont provoqué un mouvement de panique chez les résidents peu habitués à ce type de phénomène.
“N’étant pas habituée aux séismes, j’ai eu très peur”, témoigne une habitante, illustrant parfaitement la réaction de nombreux Tananariviens face à ces tremblements inhabituels.

Une activité sismique qui interroge les scientifiques
Madagascar n’est pas située sur une dorsale sismique majeure, ce qui rend le risque généralement modéré. Cependant, Madagascar subit régulièrement des séismes de moyennes magnitude et présente de nombreuses failles. Ces structures géologiques résultent de fractures ou de décrochements de l’écorce terrestre.
Des épicentres de plus en plus proches
La répétition de ces séismes, toujours plus proches de la capitale, suscite l’inquiétude des experts. Le Dr Ramanantsoa explique à L’Express de Madagascar : “Nous allons mener des investigations pour comprendre l’origine de ces événements sismiques dans la région Analamanga”.
“Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Lorsqu’un tremblement de terre survient, cela signifie qu’une faille est en mouvement”, précise un technicien spécialisé.
Madagascar dans le contexte géologique régional
L’île de Madagascar se trouve dans une zone géologiquement complexe. Le continent africain se fractionne le long du Grand Rift, avec une séparation entre deux grandes plaques tectoniques : la plaque africaine et la plaque somalienne, qui s’éloignent de quelques millimètres par an.
Cette configuration géologique explique en partie pourquoi Madagascar n’est pas une zone à forte activité sismique, mais des secousses ponctuelles sont enregistrées chaque année.
Un historique sismique modéré mais constant
Madagascar a été frappé par 10 tremblements de terre durant 2025, avec des magnitudes généralement faibles à modérées. Les données historiques montrent que depuis 1900, Madagascar a connu 121 séismes d’une magnitude pouvant atteindre 5,7.
Vers une meilleure compréhension des risques
L’accumulation récente de séismes près d’Antananarivo nécessite une attention particulière. Les autorités appellent au calme tout en recommandant de suivre les consignes de sécurité en cas de nouvelles secousses.
Cette situation rappelle l’importance de sensibiliser la population aux gestes de sécurité en cas de séisme, même dans une région où ce risque reste modéré. Comme le soulignent les experts, la vigilance constante face aux risques naturels demeure essentielle.
Un défi pour l’avenir
L’engagement des citoyens dans la prévention des risques naturels devient crucial, à l’image de ceux qui choisissent de parrainer un enfant à Madagascar pour construire un avenir plus sûr pour les générations futures.
Les investigations annoncées par les scientifiques permettront de mieux comprendre l’origine de cette activité sismique inhabituelle dans la région d’Analamanga. En attendant, la surveillance continue de l’activité tellurique reste la priorité pour anticiper d’éventuels événements futurs.







