La transmission rapide du coronavirus menace les personnes les plus exposées à la contamination. Dans les prisons, la panique s’installe de plus en plus avec le surpeuplement. Que ce soit en France, en Amérique ou dans les autres zones touchées, des mesures de prévention sont nécessaires.

Des conditions de détention favorables à la propagation

La peur des détenus de faire partie du bilan de la pandémie s’explique par les conditions insalubres dans lesquelles ils vivent dans la plupart des prisons. Incarcéré avec plusieurs autres prisonniers du même sexe, aucun détenu ne peut garder la distance de sécurité indiquée par rapport aux autres. D’autant plus que dans la majorité des établissements, ces derniers sont entassés dans une cellule où ils ne disposent même pas d’assez d’espace pour dormir convenablement. De ce fait, une fois qu’un détenu est contaminé, il devient difficile de freiner la propagation.

Actuellement, la population carcérale n’est plus simplement préoccupée par ses conditions de détention difficiles. S’y rajoute l’angoisse de contracter un virus qui a déjà fait un lourd bilan de décès dans le monde. L’isolement, le respect des mesures d’hygiène et la disponibilité de masques et de gants demeurent des préoccupations dans le milieu carcéral, en cette période de pandémie.

Des mesures prises par les gouvernements

Pour éviter que le COVID-19 n’occasionne un grand ravage dans les prisons, certaines décisions ont été prises par les gouvernements. Les personnes incarcérées sont soumises régulièrement à une prise de température et n’ont plus droit à des visites. Une désinfection des lieux est également ordonnée pour éviter que la pandémie ne se répande en cas de contamination. Des décisions qui devraient en principe contribuer à la lutte contre la propagation du coronavirus dans les prisons. Toutefois, c’est sans compter sur le surpeuplement et la circulation du personnel pénitentiaire.

Ainsi, même si des mesures sont annoncées par les États pour la protection de la population carcérale, les détenus ne sont pas rassurés pour autant. Il serait donc envisageable de relâcher les personnes incarcérées pour détention arbitraire afin d’éviter que le taux de mortalité déjà élevé dans les prisons ne s’alourdisse. De même, les normes de prévention devraient être plus importantes pour les détenus dans le grand âge, exposés à la menace de mort que représente la contamination au COVID-19.

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